Prix littéraires du Gouverneur général

Couverture du livre Du diesel dans les veines, de Serge Bouchard et de Mark Fortier

Du diesel dans les veines

de Serge Bouchard et Mark Fortier

Lux Éditeur

« Cet essai jette un regard lumineux sur la tribu des camionneurs du Nord, qui cherchent parfois à transcender leur condition humaine, et sur lesquels les auteurs jettent un éclairage philosophique, voire métaphysique. On s’intéresse ici, tour à tour, à diverses figures de truckeurs et à leurs facettes tragiques, méditatives, ambitieuses ou vulnérables. Le ton est drôle, charmeur et vif, alors que la mort n’est jamais loin. Un essai que l’on dévore comme les camions avalent la route. »

– Comité d’évaluation par les pairs : Marie-Andrée Lamontagne, Sophie Létourneau et Melchior Mbonimpa

Résumé du livre

« C’est sur la route que vit et meurt le camionneur ; ailleurs, sa condition et son pouvoir n’ont plus de sens, il se sent mal à l’aise et malhabile. Pour lui, il va de soi que la route est toujours plus qu’une simple route, qu’elle n’est pas un milieu neutre et accessoire dont il ferait usage pour atteindre un but. C’est un environnement à la fois abstrait et concret où il se reconnaît et reconnaît les siens. Un monde. Son monde. Le chauffeur de métier ressent la fatigue de la route, il sait la solitude d’un chemin abattu, la mélancolie d’une chaussée qui s’enfonce à travers les terrains vagues des villes industrielles mortes, tout comme il capte l’inquiétude d’une route sauvage se perdant dans l’horizon. Un camionneur n’est rien hors de cet univers où il suit ses trajets, poursuit sa destinée. De ce fait brut, indiscutable, ressort une vérité, dont on discute beaucoup entre truckeurs : toutes les routes ne se valent pas. »

De novembre 1975 jusqu’au mois d’octobre 1976, Serge Bouchard a voyagé avec des camionneurs dans le Nord-Ouest québécois. Son but : étudier leur façon de travailler pour en faire le sujet de sa thèse de doctorat. Serge Bouchard et Mark Fortier ont transformé la matière de cette recherche ethnographique unique en un portrait vivant et pénétrant du monde des camionneurs.

Il y est question, inévitablement, des routes et de leurs caprices, mais aussi des pauses obligées le long des trajets, des embarras de l’immobilité, des célèbres truck-stops où domine le personnage de la waitress, de la marginalité, de l’infini, de la solitude, des accidents, de la survie et, surtout, du plaisir d’être camionneur. Les camions qu’on y croise ont une gueule, un nez, des yeux, une gamme d’expressions associées aux états d’esprit de leur conducteur. Chacun a son histoire, ses cicatrices, son usure, son timbre de voix. On peut parler comme un camion, avec une grosse voix tranquille, de la même manière que les conteurs innus savent parler comme un ours. Le regard de Serge Bouchard transforme la machine et son conducteur en véritables personnages.

Ce livre nous transporte sur les routes du nord à l’époque des grands chantiers de la Baie-James, mais il nous mène aussi beaucoup plus loin. En évoquant les camions, il nous parle avant tout des mystères de la vie et des élans de la liberté.

Portrait de Serge Bouchard Portrait de Mark Fortier

Notices biographiques

Disparu en 2021, Serge Bouchard était un anthropologue et un passionné des cultures des Premières Nations. Conférencier recherché, communicateur, il a animé plusieurs émissions phares à la radio de Radio-Canada. De remarquables oubliés, Une épinette noire nommée Diesel, Les chemins de travers et, avec Jean-Philippe Pleau, l’émission C’est fou... Auteur, il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont Le peuple rieur : hommage à mes amis Innus et les deux tomes des Remarquables oubliés, Elles ont fait l’Amérique et Ils ont couru l’Amérique. Serge Bouchard a reçu en 2017 le Prix littéraire du Gouverneur général pour son recueil Les yeux tristes de mon camion. Il a collaboré à de nombreuses revues au fil des ans, notamment Québec-Science et L’inconvénient, où il a été chroniqueur. Homme de parole et écrivain de talent, Serge Bouchard est, de l’avis de plusieurs, un des intellectuels les plus originaux de sa génération.

Mark Fortier est sociologue. Il a pratiqué un temps le métier de journaliste, notamment à l’hebdomadaire ici Montréal, où il fut chef de pupitre, puis il a enseigné à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l’Université Laval. Il est aujourd’hui éditeur chez Lux Éditeur. Il a traduit de l’anglais Le triomphe de l’image, de l’historien Daniel Boorstin. Il a aussi écrit l’essai Mélancolies identitaires : Une année à lire Mathieu Bock-Côté. Mark Fortier est chroniqueur au magazine Lettres québécoises et habite à Montréal, au Québec.

Photo de Serge Bouchard : Marie-Christine Lévesque

Photo de Mark Fortier : avec l’aimable autorisation de Mark Fortier

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